Edito : |
" Chercher l'erreur :"
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"Face aux plaintes des professionnels du secteur, l’Elysée s’est rendu à l’évidence : il est nécessaire de raccourcir les délais des procédures de constructions de logements pour fluidifier le marché. Le chef de l’Etat (François Hollande) s’est fixé deux grands objectifs. D’un côté, diviser par trois les délais de procédure en simplifiant et en fusionnant "les différentes étapes des procédures applicables en matière d’urbanisme", indique l’Elysée dans un communiqué. Cette mesure sera adoptée par voie d’ordonnance. De l’autre, diviser par deux les délais de traitement des contentieux. En effet, de nombreux recours abusifs sont déposés chaque année contre les permis de construire par des tiers qui n’ont pas d’intérêt direct à agir. Ils demandent, pour retirer leur recours, une compensation financière aux constructeurs. Ce sont ainsi plusieurs milliers de logements qui ne sont pas construits chaque année à cause de ces recours. Aujourd'hui, 25 000 opérations sont dans l'attente d'une décision des tribunaux administratifs, a indiqué François Hollande. Pour accélérer les rendus de décisions, un groupe de travail rendra au chef de l'Etat des conclusions fin avril qui seront transcrites par voie d’ordonnance." La Tribune.fr en date du 21.03.2013.
"Dans le même esprit, les contraintes liées au droit de l'urbanisme seront temporairement assouplies. Les permis de construire seront prorogés d'un an. Les coefficients de densité pourront être relevés de 20 % dans les communes qui le souhaitent. La construction en mitoyenneté ou en contigüité sera autorisée sur les terrains de taille suffisante. Le temps laissé aux communes pour manifester leur intérêt pour des terrains publics mis en vente sera encadré... Bref, tout ce qui pourra accélérer les mises en chantier dans les mois qui viennent sans bouleverser les grands équilibres de notre droit de l'urbanisme sera mis en oeuvre, pour une durée naturellement limitée dans le temps, soit par des mesures règlementaires, soit par des mesures législatives." Déclaration de M. Nicolas Sarkozy, Président de la République, sur le plan de relance de l'économie française, à Douai le 4 décembre 2008.
Même politique, même ficelles, François Hollande ne fait que refaire ce que Nicolas Sarkozy a fait en 2008 et qui a échoué sur le moyen terme.
La différence entre les deux c'est le recours aux ordonnances. Cela démontre bien que l'Elysée panique totalement face à la gravité de la situation. Que François Hollande a pris acte que sa politique économique (basée sur le crédit de compétitivité au bénéfice des entreprises en contre partie d'une hausse de la TVA et le fameux accord de sécurisation de l'emploi) est un échec total et ne pourra rien donner. D'où l'urgence de rétro pédaler en urgence en baissant la TVA sur la construction des logements sociaux (alors que celle-ci devait augmenter) et compenser la hausse de la TVA sur les travaux de rémunération par l'octroi d'une subvention de 1350 euros pour les particuliers qui procéderont à des travaux de rénovation.
Bien entendu, et comme par le passé, cela n'aura aucun effet réel sur le chômage. Au départ cela permettra certes de freiner la chute de l'emploi intérimaire mais ensuite, faute de main d’œuvre formée et qualifié pour les métiers du bâtiment, c'est la main d’œuvre européenne qui va débouler en France (en provenance d'Espagne et des pays de l'est notamment). De même des régularisations de salariés non européens seront faites et les grands constructeurs pourront, de nouveau, faire venir de la main d’œuvre bon marché de l'étranger par charter. Ce phénomène sera d'autant plus accentué que les socialistes viennent d'abroger la possibilité de travailler en apprentissage dès l'age de 14 ans ainsi que l'interdiction des redoublements de classe. Il n'y aura donc que très peu de jeunes français qui entreront en apprentissage pour les métiers du bâtiment.
Improvisation, amateurisme, incompétence notoire au point de devoir reprendre la politique néfaste de Nicolas Sarkozy, la gauche porte une profonde responsabilité vis-à-vis des français pour ne pas avoir voté la motion de censure contre le gouvernement. La gauche et Mélenchon soutiennent donc une politique libérale inspirée par Nicolas Sarkozy, voilà la réalité d'aujourd'hui. |
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( Par gabdel le 21/03/2013
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